Jules, le dernier mot Entre-temps, au Louverot, les affaires politiques ont repris . En 190 4 , Jules , le patriarche, devient maire . On ne fait pas les choses à moitié : son gendre Paul Grelet est élu au conseil municipal, aux côtés d’un certain Louis Chaboz , père adoptif de Marguerite , future belle-fille de Jules. Oui, chez les Éthevenaux, on ne fait pas seulement des enfants, on tisse des mailles. Ça lui va bien, maire, à Jules . Un mandat modeste, mais un rôle immense dans un village où tout se sait, tout se commente. Il ne s’occupe pas de l’état civil, son ami et premier adjoint, Émile Ardiet, signe les actes. Lui il est dans le quotidien : il fait venir le cantonnier, négocie l’arrivée de l’eau, la réfection de l’école. Il n’est pas du genre à donner des discours — il fait. Et c’est ça qu’on attend de lui. Pas des mots, des actes. Et s’il râle contre les préfets, les subventions, l’État central, il le fait avec cette humeur jura s sienne : en travaillant plus,...
Blog de généalogie et de récits de famille, "Les Morts nous vont si bien" explore les secrets d’ancêtres oubliés, les silences qui traversent les générations, les archives pleines de poussière… et de révélations. Un feuilleton vivant où souvenirs, enquêtes et émotions se mêlent pour redonner voix à ceux qu’on croyait perdus.