1930-1935 Quand Manny débarque en Europe, au début des années 30, il n’a rien d’un immigrant besogneux. Il arrive par bateau, sur ces transatlantiques qui ressemblent plus à des palaces flottants qu’à des moyens de transport. Il met le pied sur le quai comme un homme qui est déjà passé par là. New York n’est jamais loin derrière lui, Buenos Aires non plus, et sa manière de marcher dit clairement qu’il ne compte pas s’enraciner ici davantage que dans ses villes précédentes. Paris, pour Manny, n’est pas un destin. C’est une escale. Il s’installe d’abord 21 rue Mirabeau, dans le XVIᵉ , dans un joli appartement, avec un concierge qui le trouve “correct” mais “difficile à suivre”. On le voit sortir à des heures inhabituelles, revenir tard, parfois disparaître trois jours sans prévenir personne. Toujours impeccable : costume bien repassé, chapeaux nets, chaussures brillantes. Pas de luxe ostentatoire. Juste le style de quelqu’un qui sait ce qu’un vêtement raconte avant même qu’on ouvre...
Blog de généalogie et de récits de famille, "Les Morts nous vont si bien" explore les secrets d’ancêtres oubliés, les silences qui traversent les générations, les archives pleines de poussière… et de révélations. Un feuilleton vivant où souvenirs, enquêtes et émotions se mêlent pour redonner voix à ceux qu’on croyait perdus.