Les Espagnols d’Algérie Ils sont arrivés par la mer, ballotés entre la misère et l’espoir. Des paysans de Relleu, de Almudaina, de Villajoyosa ou de Denia, qui fuyaient la sécheresse, les dettes, les pierres plus nombreuses que les récoltes. Les bateaux faisaient la navette depuis Alicante, Valence ou Ibiza, et débarquaient leur cargaison d’hommes, de femmes et d’enfants sur les quais d’Oran ou d’Alger. En quelques décennies, l’Algérie française est devenue la seconde patrie de ces Espagnols sans fortune. On les appelait les Valenciens , même quand ils venaient de Murcie ou d’Andalousie. Ils bâtissaient les maisons, cultivaient la vigne, pêchaient le long des côtes. Les enfants, eux, devenaient Français sans toujours le savoir, par la loi de 1889. Entre deux langues, deux patries, deux mers, ces familles ont tissé une histoire discrète. Celle des SENABRE en fait partie — une lignée née sous le soleil d’Alicante et refondée sur l’autre rive, dans les faubourgs d’Alger avant de partir à ...
Blog de généalogie et de récits de famille, "Les Morts nous vont si bien" explore les secrets d’ancêtres oubliés, les silences qui traversent les générations, les archives pleines de poussière… et de révélations. Un feuilleton vivant où souvenirs, enquêtes et émotions se mêlent pour redonner voix à ceux qu’on croyait perdus.